Portrait d’auteur : A. J. Forest

Portrait d’auteur : A. J. Forest

Bonjour les musty !

[Comment ça, je peux pas dire « musty » pour mustélidés ? Je dis ce que je veux !]

Bonjour mes petits musty d’amour ! (non mais !) Moonlight Shadow, le roman d’A. J. Forest paraîtra d’ici quelques jours et je m’en frotte déjà les pattounes. Pour patienter, voici des petites infos que vous avez certainement envie de connaître au sujet de l’adorable Audrey et de son univers littéraire !

A. J. Forest

[Martine] Chère Audrey… Je peux t’appeler Audrey ? A., ça me ferait bizarre. Et tu n’as pas envie de savoir comment c’est, quand je suis bizarre, je te promets.

[Audrey] Effectivement, m’appeler par une simple lettre, comme dans un James Bond, ce serait bizarre ! D’autant plus que je n’ai aucune identité secrète à cacher, pour preuve : Audrey est mon vrai prénom !

Va pour Audrey ! Depuis le titre jusqu’aux chapitres, en passant par les lieux et pleins de petits détails au court du roman, Moonlight Shadow nous fait voyager hors de l’hexagone. Aurais-tu une affinité particulière avec l’Angleterre ou l’Écosse et leur culture ?

J’aime quand un roman est une invitation au voyage, et je cherche souvent à dépayser mes lecteurs à chaque nouvelle aventure. Quand m’est venue l’idée d’écrire sur les loups-garous, il était important pour moi que l’histoire se passe d’une part en Europe (car je suis amoureuse de notre vieux continent et adore y baser mes intrigues), et d’autre part dans une région sauvage, peu habitée, à la nature intacte ou presque, afin que l’animalité de mes personnages puisse librement s’y exprimer. L’Écosse et ses Highlands se sont imposés d’eux mêmes et, bien que je n’y ai jamais mis les pieds (du moins pas encore !), je m’y suis transportée virtuellement puisque j’ai passé beaucoup de temps à étudier les cartes et paysages des endroits où se déroulent mon histoire, exactement comme lorsque je prépare un voyage en somme ! Londres est quant à elle une ville que j’adore et que je connais bien, elle a été mon premier voyage scolaire et j’y suis retournée il y a deux ans. Son ambiance, son architecture, la diversité de ses quartiers et la richesse de ses parcs et jardins… c’était le cadre idéal pour y établir mon héroïne citadine. Puiser dans mes souvenirs de voyage pour dépeindre l’univers et le quotidien d’Harper était un vrai plaisir. Le titre du roman n’est pas anodin non plus, il renvoie à Moonlight Shadow, une chanson de Mike Olfield, un compositeur britannique que j’aime énormément car ses chansons ont bercé mon enfance. Enfin, mes chapitres ont été baptisés en anglais pour appuyer un peu plus sur l’ambiance anglo-saxonne du roman. 

Qu’est-ce qui t’a donné envie d’écrire sur les loups garous ? Es-tu une grande amatrice des créatures de la nuit ?

On peut même dire que je suis une véritable mordue des créatures de la nuit ! J’ai commencé l’écriture en m’attaquant au mythe du vampire, qui est ma créature fantastique favorite. Je me suis tellement prise au jeu, que mon premier roman s’est transformé en saga vampirique de 5 tomes, qui a alimenté mon forum littéraire et mes lecteurs pendant presque dix ans. L’envie d’écrire sur leur alter ego lupin m’est venue plus récemment, et après une pause de cinq ans dans l’écriture. Ce sujet était neuf pour moi, car je n’avais pas abordé le thème du loup-garou dans ma saga : un vrai saut dans l’inconnu ! En outre, je voulais m’essayer à écrire une romance fantastique avec des créatures bien moins glamours et populaires que les vampires. Faire du sentiment avec des êtres de nature bestiale, c’était mon challenge.

J’ai cru noter quelques similarités entre ton parcours et celui de ton héroïne, notamment les études de droits. Il en existe d’autres ? [regard inquiet en grattant l’accoudoir du fauteuil de mes toutes petites griffes] Un penchant inavoué pour hurler à la pleine lune, peut-être ?

[Il paraît qu’une hermine est capable de tuer des animaux plus gros qu’elle, alors ne me cherche pas !]

C’est vrai que les personnes qui me connaissent me retrouvent indéniablement en Harper. Il y a une raison à cela : plutôt que d’inventer une héroïne de toutes pièces, j’ai tendance à me baser sur ce que je connais, c’est à dire lui donner mes traits de caractère principaux, et parfois quelques traits physiques. C’est un peu comme si je prenais une « mini-moi » et que je la lâchais dans l’univers que je viens de créer, en mode « allez, débrouille-toi pour survivre maintenant ! ». Harper est cependant la seule qui me ressemble autant physiquement. Comme elle, j’ai une petite tendance à la paranoïa qui prête à sourire après coup, et une sérieuse bougeotte : je voyage aux quatre coins de l’Europe (et pas plus loin, par souci de passer le moins de temps possible en avion, ha ha !), mais je te rassure, nos similarités s’arrêtent là… [sourire carnassier].

Moonlight Shadow n’est pas ton premier roman, mais je crois savoir qu’il est le premier édité, pourquoi avoir auto-publié tes textes avant [erminbooks] ?

Moonlight Shadow est en effet mon dernier manuscrit en date (écrit sur 2019-2020), il s’agit par conséquent de mon 9e roman. Hé oui ! J’écris depuis l’adolescence, rappelle-toi ! Je t’ai parlé de ma saga, pour laquelle j’avais envoyé quelques manuscrits au début des années 2000. Les choses étaient très différentes à l’époque, notamment au niveau des éditeurs indépendants, qui n’avaient pas encore émergés, ou de l’envoi des manuscrits, qui se faisait presque exclusivement en format papier, et en recommandé. En plus de ça, j’avais lu que dans un pays de lettres comme la France, 90% des manuscrits envoyés aux grandes maisons d’éditions étaient directement jetés à la poubelle sans être lus et, de fait, j’ai rarement eu un retour, ne serai-ce qu’un accusé de réception de mes envois. Plutôt décourageant du haut de mes 17 ans ! L’un de mes romans a toutefois fait l’objet d’une publication quelques années plus tard, mais c’était de la semi-autoédition (j’avais un éditeur, mais pas le travail éditorial qui va avec) :  Qui es-tu, paru en 2010 sous le pseudo Elijah Y. Evan. Cette expérience, si elle a permis à mes lecteurs d’avoir mon livre entre leurs mains, m’a profondément déçue et dégoûtée du monde de l’édition. Par la suite, j’ai gardé tous mes textes pour moi, ne les partageant que sur mon forum littéraire (ouvert seulement à ma communauté de lecteurs), avant de cesser d’écrire. Cinq ans plus tard, quand j’ai à nouveau ressenti l’envie et le besoin d’écrire pour Moonlight Shadow, je n’envisageais absolument pas de l’envoyer à une maison d’édition. Je m’étais dis que j’allais tout faire toute seule, en autoédition. C’est mon conjoint et un ami, tous deux habitués à répondre à des appels à textes, qui m’ont convaincue de l’envoyer, d’essayer au moins. N’ayant pas grand chose à perdre mais pas grand espoir non plus, j’ai sélectionné une dizaine d’éditeurs susceptibles d’être intéressés par mon histoire. [ERMINBOOKS] était le premier d’entre eux, leur présentation sur leur site renvoyait une certaine bienveillance qui m’a mise en confiance, les récits qu’ils recherchaient semblaient coller au mien, et surtout, ils étaient bretons comme moi ! J’étais loin d’imaginer la formidable aventure qui en a découlé !

Aaah, la Bretagne… terre de légendes et de belles rencontres aussi, apparemment ! Qu’as-tu pensé du travail avec ton éditrice et ses collaborateurs ? Était-ce ainsi que tu voyais les choses se dérouler ?

Si je compare avec ma première expérience d’édition, ça a été le jour et la nuit ! Dès le début, j’ai ressenti l’intérêt véritable de Shealynn pour mon manuscrit. À son initiative, nous nous sommes entretenues par téléphone et cela a permis de mettre de l’humain et de la chaleur au cœur du projet. Par la suite, tout est allé très vite, car Moonlight Shadow, que j’avais terminé d’écrire fin mai 2020, avait une possibilité de sortir en septembre de la même année ! Vu la longueur du roman (plus de 400 pages), ça semblait totalement dingue, mais c’était sans compter sur le professionnalisme et la rapidité de travail de Shealynn et de ses collaborateurs. Tout au long du processus, je me suis sentie épaulée et guidée par l’équipe d'[ERMINBOOKS]. Plus important encore : ils ont fait preuve d’un grand respect vis-à-vis de mon texte et de mes idées, aucune contrainte, rien que des propositions ou suggestions pour me permettre d’améliorer mon manuscrit un peu à la manière d’un diamant brut qu’on polit progressivement pour obtenir le meilleur de lui-même. Enfin, j’ai régulièrement été consultée sur l’avancée de la maquette, de la couverture à la mise en page. Je suis donc très contente de cette collaboration, vraiment.

Travailles-tu sur un nouveau projet actuellement ? Et si oui, peux-tu nous en parler un peu ?

On parlait tout à l’heure des manuscrits qui dorment dans mes tiroirs depuis des années… quand je vois Moonlight Shadow prendre corps grâce à [ERMINBOOKS], j’ai forcément envie de donner la même chance à mes autres romans en sommeil. J’ai donc entrepris la réécriture de Qui es-tu (paru en 2010), une autre romance fantastique (c’est ma marque de fabrique !), dépourvue de créatures de la nuit cette fois, qui met en scène une héroïne plus jeune et vulnérable. Je proposerai le manuscrit à [ERMINBOOKS] courant 2021 si tout va bien, d’autres sont susceptibles de suivre…

Oh ! J’ai hâte ! As-tu quelque chose à ajouter pour tes futurs lecteurs ?

Mes débuts sur les blogs et forums littéraires m’ont permis d’être très proche de ma communauté de lecteurs et friande de leurs retours sur mes écrits. Je conçois l’écriture comme un partage, aussi n’hésitez surtout pas à me laisser vos avis et commentaires sur Moonlight Shadow ou à me contacter via ma page auteur sur Facebook (A. J. Forest – auteur) ou mon mail : ajforest.auteur [at] gmail [.] com). J’ai hâte de faire votre connaissance !


C’est tout pour moi. Merci infiniment d’avoir répondu à mes questions – pas si indiscrètes, pour une fois ! – et je vous invite à découvrir le roman d’A. J. Forest dans toutes les bonnes librairies dès le 26 septembre 2020 !


BONUS

En plus de son merveilleux roman, A. J. Forest, nous offre une magnifique playlist avec les titres de chapitres de son roman. À écouter sans modération sur notre chaîne YouTube !

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